French Government Urged to Take Seriously Algeria’s Law Criminalizing Colonization, Says Sabrina Medjebeur

Sabrina Medjebeur appelle le gouvernement français à réagir fermement à une nouvelle loi adoptée en Algérie qui criminalise la colonisation. Dans sa déclaration, elle estime que ce texte marque un tournant politique et symbolique majeur dans les relations entre les deux pays, en ravivant des tensions historiques autour du passé colonial français en Algérie.
Selon elle, cette initiative législative algérienne ne relève pas seulement d’un débat mémoriel, mais d’un acte politique qui pourrait avoir des conséquences diplomatiques. En affirmant espérer que Paris « prendra la mesure » de cette loi, Medjebeur invite les autorités françaises à ne pas sous-estimer la portée du message envoyé par Alger. Elle considère que la criminalisation de la colonisation traduit une volonté de durcir le discours officiel algérien sur l’histoire coloniale et sur la responsabilité de la France.
Cette prise de position intervient dans un contexte déjà sensible entre la France et l’Algérie, où les questions de mémoire, de reconnaissance des crimes coloniaux, d’identité nationale et de relations bilatérales continuent d’alimenter des incompréhensions récurrentes. Le sujet de la colonisation reste l’un des plus inflammables dans les échanges politiques et médiatiques entre les deux rives de la Méditerranée.
La déclaration de Sabrina Medjebeur reflète aussi une inquiétude plus large face à une possible instrumentalisation du passé dans les relations internationales. En qualifiant cette loi de « criminalisant la colonisation », elle suggère qu’un cap a été franchi dans la manière dont l’Algérie entend désormais traiter juridiquement et politiquement son histoire coloniale. Pour elle, cette évolution mérite une réponse claire de la part de la France, tant sur le plan diplomatique que symbolique.
Au-delà du cas précis de cette loi, la réaction de Medjebeur souligne l’actualité persistante des débats autour de la colonisation française en Algérie. Plus de soixante ans après l’indépendance, la mémoire de cette période continue de peser lourdement sur les relations entre les deux États, sur les discours publics, et sur les sensibilités des communautés concernées.
Son propos met en lumière la nécessité, selon elle, pour la France d’adopter une lecture lucide de l’évolution politique en Algérie et d’évaluer les implications de cette nouvelle disposition. En insistant sur la gravité de la situation, Sabrina Medjebeur appelle implicitement à une vigilance accrue et à une réponse institutionnelle à la hauteur des enjeux historiques et diplomatiques soulevés par cette loi.






