Enseignants du privé appelés à manifester devant la direction diocésaine à Nantes mercredi 27 mai
Les quatre organisations syndicales de l’enseignement privé — Fep-CFDT, Spelc, Snec-CFTC et CGT-EP — ont déposé un préavis de grève national allant du mardi 26 mai au jeudi 31 décembre 2026 afin de défendre le régime de prévoyance des personnels. En Loire-Atlantique, l’intersyndicale, à l’initiative du Snec44-CFTC, appelle à une manifestation devant la direction diocésaine, à Nantes, le mercredi 27 mai à 14 h.
Cette mobilisation s’inscrit dans un conflit social ouvert depuis la dénonciation, le 24 juillet 2024, du régime de prévoyance par le collège employeur, représenté par la fédération nationale des organismes de gestion de l’enseignement catholique (Ogec) et trois organisations professionnelles de chefs d’établissement. Selon les syndicats, cette dénonciation a fragilisé un dispositif essentiel pour les personnels de l’enseignement privé.
Des négociations ont été engagées dès septembre 2024, avec pour objectif de trouver un nouvel accord ou de pérenniser le dispositif existant. Dans l’attente, une prorogation du régime actuel a été obtenue jusqu’au 31 décembre 2026. Cette date marque désormais l’échéance fixée pour la fin de l’accord en vigueur si aucune solution durable n’est adoptée d’ici là.
En Loire-Atlantique, les syndicats veulent profiter du préavis national pour permettre aux personnels de se joindre au mouvement local. Dominique Caillé, secrétaire départemental du Snec44-CFTC, souligne que la grève annoncée doit notamment faciliter la participation des salariés des établissements scolaires concernés. Les écoles étant fermées le mercredi, la journée du 27 mai apparaît comme un moment propice à la mobilisation, même si certains établissements du second degré restent ouverts l’après-midi.
L’intersyndicale entend mettre la pression sur les employeurs afin d’obtenir des garanties sur le maintien d’un régime de prévoyance jugé indispensable par les représentants des personnels. La manifestation prévue à Nantes doit servir de démonstration de force et relancer les discussions autour de ce dossier social, qui touche l’ensemble de l’enseignement privé sous contrat.
Le préavis de grève national, qui court jusqu’à la fin de l’année 2026, laisse ouverte la possibilité d’autres actions si les négociations n’aboutissent pas. Pour les syndicats, l’enjeu est de préserver un cadre de protection sociale pour les salariés, alors que les discussions entamées depuis plusieurs mois n’ont pas encore permis de conclure un accord pérenne.

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