Les Terres d’Hérault inscrites sur la carte mondiale des géoparcs de l’Unesco

L’Occitanie a obtenu une nouvelle reconnaissance internationale avec l’entrée des Terres d’Hérault dans le Réseau mondial des géoparcs de l’Unesco, officialisée le 23 avril aux côtés de onze autres sites dans le monde. Cette inscription porte à 241 le nombre de géoparcs mondiaux répartis dans 51 pays et confirme la place croissante du patrimoine géologique dans les politiques de valorisation territoriale.
Plus qu’un simple label environnemental, cette distinction consacre un territoire où la lecture des paysages raconte l’histoire de la Terre, mais aussi celle des populations qui y vivent. Le programme des géoparcs mondiaux de l’Unesco, créé en 2015, distingue des espaces présentant une richesse géologique de portée scientifique internationale. Il repose toutefois sur une approche plus large, associant protection des paysages, transmission des savoirs, éducation à l’environnement et développement économique local.
Les Terres d’Hérault couvrent 112 communes et regroupent plus de 100 000 habitants. Traversé par le fleuve Hérault, le territoire offre plus de 540 millions d’années d’histoire géologique visible à ciel ouvert. On y observe une grande diversité de phénomènes naturels, allant de la sédimentation au volcanisme, en passant par la tectonique, le métamorphisme et l’érosion.
Parmi les sites emblématiques figurent le cirque de Navacelles, le lac du Salagou et la carrière de marbre de Coumiac. Le lac du Salagou est notamment connu pour ses vastes affleurements de roches rouges, parmi les plus importants d’Europe, témoins d’anciennes formations datant de plus de 250 millions d’années. Les canyons, reliefs spectaculaires et formations volcaniques font de ce géoparc un vaste laboratoire naturel à ciel ouvert.
L’intérêt du territoire ne se limite pas à sa géologie. Depuis des siècles, les sols et les reliefs ont influencé l’occupation humaine, les cultures agricoles, l’architecture et l’élevage. La viticulture y occupe une place centrale et demeure étroitement liée à la diversité géologique locale. L’Unesco souligne aussi la vitalité de la culture occitane, encore bien présente dans les usages, la langue et les traditions du territoire, donnant au géoparc une dimension patrimoniale et identitaire forte.
Cette reconnaissance renforce la présence de l’Occitanie dans le patrimoine mondial de l’Unesco. La région compte déjà dix biens inscrits au patrimoine mondial, dont le canal du Midi, la cité de Carcassonne, la cité épiscopale d’Albi, le pont du Gard, les fortifications de Vauban, les chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle, les Causses et les Cévennes, Pyrénées-Mont Perdu, la Maison Carrée de Nîmes et la hêtraie de la Massane.
Pour les Terres d’Hérault, cette inscription constitue aussi un levier potentiel pour le tourisme, l’éducation et l’économie locale. L’enjeu sera de faire de cette visibilité internationale un atout durable, tout en préservant l’équilibre fragile qui fait la richesse du territoire.


/https://i.s3.glbimg.com/v1/AUTH_59edd422c0c84a879bd37670ae4f538a/internal_photos/bs/2026/g/R/stLy9jRcCKQCtQVeS6DQ/globo-canal-4-20260521-2000-frame-81952.jpeg)
